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Comment le business des sneakers révolutionne le monde de l’influence ?

© Nike

Dans le monde entier, les Air Jordan, Converse et « Yeezy » de Kanye West s’arrachent comme des petits pains. Les chaussures de sport forment un marché en pleine expansion qui pèse annuellement 55 milliards de dollars.

Sur ce marché, les baskets ne sont plus des produits, mais des icônes culturelles surchargées de style et de sens. En cette époque où de nombreux secteurs ont été pris à contre-pied par la transformation digitale, le “sneaker game“ s’engouffre à toute allure dans le futur hyperconnecté.

Les sorties de baskets en édition limitée, qui étaient auparavant des événements strictement analogiques (ex: des centaines de “sneakerheads“ faisant la queue devant de célèbres magasins spécialisés comme Supreme) s’organisent de plus en plus souvent en ligne, où les modèles les plus demandés s’écoulent en quelques minutes.

À ce petit jeu, les amateurs de baskets sont bien davantage que des consommateurs passifs, ils s’érigent en ambassadeurs d’une marque.

Des influenceurs élitistes comme @sean_wotherspoon, @runnerwally ou @uglymely génèrent plusieurs milliers d’impressions chaque fois qu’ils publient une image sur Instagram.

Et le filon n’est pas prêt de se tarir : le business des baskets enregistre une croissance phénoménale – de plus de 40 % depuis 2004 – mais il a aussi placé la barre bien plus haut dans le domaine de la narration digitale.

L’influence, une stratégie payante

 

© Nike

En réalité, il ne faut pas remonter très loin dans le temps pour s’apercevoir que cette technique d’influence existait déjà.

A une époque pas si lointaine, le marketing des sneakers se résumait à l’association d’un athlète surdoué, star de sa catégorie et d’une publicité commerciale frappante !

Nike, numéro un dans ce domaine, choisissait ses élus sur le fil. Les critères pour être associé à la célèbre marque étaient simples : notoriété, identité et valeur. Le courage et l’abnégation étaient souvent mis en évidence et puis quoi de plus vendeur que d’afficher « le précieux » aux pieds des icônes urbaines ? Qu’avaient-ils de plus ? Une paire de Nike !

Fabriquée en 1988, la première Air Jordan sort de terre quatre ans après la signature du héros des Bulls et de l’équipementier américain Nike.

A l’époque, le géant des baskets frappe un grand coup, sans le savoir, en proposant un contrat de 2,5 millions sur cinq années à Michael Jordan.

La création d’une marque en collaboration avec une personnalité était encore inconnue au début des années 90. Les experts de l’époque y voyaient une réelle stratégie sur le long terme, mais surtout une rentabilité pour les deux parties.

C’était sans le savoir que Nike signait son premier influenceur appelé ambassadeur sportif sur les premiers contrats.

 

Une marque, une sneaker, un mode de vie

 

©Adidas

La basket d’aujourd’hui s’est véritablement imposée comme un symbole de mode de vie à part entière. Autrefois réservés aux sportifs de haut niveau, les sneakers sont devenus en quelques années des icônes de vie du quotidien. C’est simple, maintenant vous n’achetez plus une basket pour sa couleur, sa forme et son apparence, mais pour son côté symbolique (ce qu’elle représente vraiment), les gens sont friands d’histoire.

Chaque paire agit en tant qu’étoile et représente une réelle portée auprès de sa communauté… ce qui engendre une course à la meilleure collaboration de la part des équipementiers et révolutionne le phénomène d’achat des sneakers.

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