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Grâce à la démocratisation du haut débit, des smartphones et de la géolocalisation, de nombreux jeunes entrepreneurs se sont lancés pour créer de nouvelles plates-formes en ligne, le plus souvent des applications, qui mettent en relation des travailleurs free-lance et leurs clients sans passer par les intermédiaires classiques.

Vers une ubérisation totale de la société ?

ubérisation

Uber, quatre petites lettres qui ont envahi notre quotidien.

En six ans, cette application a su dynamiter le secteur pourtant réglementé des taxis partout dans le monde. Mais Uber a aussi donné son nom à un nouveau modèle économique qui gagne tous les secteurs : l’ubérisation. Depuis l’apparition de la plateforme californienne Uber, dont le principe repose sur la mise en relation d’utilisateurs avec des conducteurs réalisant des services de transport, le terme « d’ubérisation » est omniprésent au sein de notre société actuelle.

 

L’ubérisation , un phénomène qui tend à se généraliser…

On peut considérer que le phénomène d’ubérisation est susceptible de toucher de nombreux secteurs d’activités, et de concerner toutes les start-up qui prennent des parts de marché à des acteurs traditionnels. On parle alors d’un phénomène global d’ubérisation de la société comme d’une avancée du monde digital. En effet, notre société actuelle est aujourd’hui de plus en plus digitalisée notamment favorisée par  l’arrivée massive de nouveaux moyens de communication (smartphones, tablettes). Grâce à la démocratisation du haut débit, des smartphones et de la géolocalisation, de nombreux jeunes entrepreneurs se sont lancés dans la création de nouvelles plateformes en ligne, le plus souvent des applications, qui mettent en relation des travailleurs free-lance et leurs clients sans passer par les intermédiaires classiques. A l’instar d’Airb’n’b, plateforme communautaire de location et de réservation de logements de particuliers ou encore Deliveroo, proposant la livraison de plats cuisinés via une plate-forme en ligne.

Popmyday, c’est un peu le Uber de la beauté, une jeune entreprise qui en un peu plus d’un an a réussi le pari de révolutionner les services beauté et bien-être en permettant aux femmes de réserver partout et à tout moment depuis leur mobile le service beauté de leur choix. Popmyday est née d’une question simple : Comment faire pour trouver un rendez-vous beauté en dehors des heures d’ouvertures d’un salon et à domicile.

« Faire des services de beauté ce qu’Uber a fait des chauffeurs privés »  Morgane L’Hostis.

 

 

Tel est l’objectif souhaité par les deux fondateurs de Popmyday, Charles Berenguer et Morgane L’Hostis. Créée en 2014, cette Start-up internet révolutionne le monde de la beauté en proposant aux femmes des prestations de beauté à domicile. Leur volonté est de répondre à un besoin des femmes actives du 21e siècle qui n’ont pas le temps de se déplacer en institut. Toujours connectée à son mobile, Morgane L’Hostis comparait les différentes offres, ce qui prenait du temps, tout en étant jamais sûre de la qualité des services proposés, aussi quand elle appelait un institut de beauté, les horaires n’étaient pas adaptés à l’emploi du temps d’une femme active. et coïncidaient forcément avec ses horaires de bureau.

 

Un sujet qui divise…

Il paraît naturel qu’en France on s’intéresse à un tel phénomène. L’ancien ministre de l’économie alias E. Macron s’est lui-même engagé dans une opération majeure : Adapter l’économie à “l’Ubérisation” pour relancer  la croissance et l’activité. La loi Macron 1 préconise ainsi d’alléger les conditions qui régissent l’accès à une activité comme avoir le diplôme nécessaire pour ouvrir un salon de coiffure ou encore exercer l’activité de chauffeur de taxi sans la licence requise. Qu’en est-il alors de la qualité des emplois créés : au statut de travailleur indépendant les conditions sont parfois précaires, avec un manque d’informations au sujet des charges imputées. Le client bénéficie d’un service moins cher, alors que le travailleur a du mal à y trouver son compte. Cela donne lieu de plus en plus  à une demande de reconnaissance auprès d’Entreprises créatrices de services communautaires. Redevenir simple salarié c’est ce qu’ont exprimé des milliers de chauffeurs aux Etats-Unis, en intentant une action juridique contre le groupe Uber.

Aujourd’hui, près de deux Français sur trois considèrent que «l’ubérisation » est une bonne chose si l’on se place du côté des consommateurs. A contrario, uniquement un travailleur sur deux s’estime être favorable à ce nouveau concept. Les personnes de plus de cinquante ans et les fonctionnaires sont quant à elles majoritairement opposées à cette nouvelle représentation économique. Il s’agit donc d’un phénomène plutôt plébiscité par les jeunes. Mais alors, qui est véritablement pour et pourquoi ? Qui s’offusque de ce nouveau système ? L’ubérisation est-elle positive ou réellement nuisible ?  Entre premiers résultats et contestations, quel avenir pour l’ubérisation ?

Co-rédacteurs : ZEGHOUDI Amina & NZEZA Angeline

Crédit photo: Popmyday

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