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Zoom sur les futurs métiers du digital

Selon le cabinet de conseil Accenture, 60% des métiers de 2020 n’existent pas encore.
Tous ceux qui sont nés avant les années 90 peuvent témoigner que la révolution numérique est en marche. La télévision, internet, le téléphone portable, le wifi, le DVD, la réalité augmentée/virtuelle…etc.  Toutes ces innovations ont entraîné la création de nouveaux emplois.

Quels seront donc les métiers de demain ? Voici notre sélection des 3 métiers que l’on pourrait voir apparaître d’ici quelques années.

Ingénieur en intelligence artificielle

Ingénieur A.I

L’ingénieur en AI spécialisé en programmation et simulation de comportement, serait chargé de la construction de machine dotée d’une intelligence artificielle… Impossible de ne pas penser à la série Westworld sortie en 2016. Le synopsis en une phrase : un parc d’attraction peuplé de centaine d’humanoïdes. Dans la vraie vie, cela permettrait bien l’ouverture de milliers d’emplois dans le secteur de l’ingénierie AI.

Nous n’en sommes pas à un  niveau aussi avancé mais pas loin. En 2016, les chercheurs de l’institut national de l’informatique japonais, soutenu par Fujitsu, ont réussi à mettre au point un logiciel d’intelligence artificielle : Todai Robot, le robot bachelier. Il est capable de rivaliser avec les étudiants, non pas sur de simples QCM mais avec le même examen que pour les humains (rédaction, analyse,…). Il est tout de même moins performant sur les questions abstraites comme l’on peut en trouver dans les sujets de chimie. Mais, il reste imbattable en logique.

Dans le même genre, les équipes de l’université d’Oslo ont conçu un programme permettant aux robots de s’adapter aux différentes modifications de l’environnement. Équipés de ce logiciel, les robots évaluent leur performance, optimisent leur adaptation et peuvent même s’auto réparer. Après diagnostic de ses besoins, le robot doté d’une imprimante 3D fabrique les pièces qui lui sont nécessaires.

Au vue de ces dernières avancées technologiques et numériques, l’ingénieur AI est à coup sûr un métier d’avenir.

Digital Death Manager 


Qui sait ce que deviennent les réseaux sociaux d’une personne après sa mort ? Les réponses qui s’offrent à nous ne sont pas très claires.

C’est là, qu’intervient le Digital Death Manager (DDM). Il serait chargé de s’occuper des comptes des défunts. Attention, s’occuper ne veut pas forcément dire clôturer. Le sujet est plus que jamais un fait d’actualité. En effet, la CNIL s’est dernièrement  interrogée sur la façon de « concilier le droit à l’oubli numérique et les possibilités d’atteindre l’éternité numérique offertes par la vie en ligne ? ». Il est probable que  « d’ici quelques années, une majorité des personnes décédées soient dotées d’une identité numérique post-mortem.»  C’est là que nous verrons intervenir le DDM. Il serait en charge des cimetières virtuels, et pourrait proposer/conseiller une extension virtuelle de la personnalité d’une personne via ses activités sur les réseaux sociaux de son vivant.

« Le développement de nouveaux modes d’exposition de soi en ligne a conduit à faire vivre son identité après la mort de multiples façons », indique la CNIL, donnant plusieurs exemples comme la création d’un avatar qui dialoguera avec les vivants, le dépôt de fleurs ou bougies virtuelles par les héritiers ou les proches dans des cimetières 2.0, etc…  Clin d’œil à la série Black Mirror saison 2 épisode 1 qui nous donne un aperçu de ce que cela pourrait donner.

Il est quasiment certain que d’ici quelques années, une nouvelle ligne d’écriture fera son apparition sur les testaments. Est-ce que je souhaite faire valoir mon droit à l’oubli de toutes mes activités sur les réseaux sociaux post mortem, ou est-ce que je souhaite conserver une copie virtuelle de mon identité en ligne.

Professeur d’évolution numérique pour enfant

Ecole elementaire Lallier B. Classe de Mouna Boumaiz (double niveau CP / CE2). 27 rue Paul Hochart – 94240 L’Hay-les-Roses.

Internet représente une véritable source de dangers pour les enfants. En effet, ces derniers utilisent toutes ses révolutions numériques avec une formidable aisance. Mais ce n’est pas pour autant qu’ils sont sensibles aux dangers auxquels ils peuvent être exposés.

Les enfants disposent dès le plus jeune âge d’appareils numériques. D’après une étude menée par Ipsos en janvier 2017 :

  • 69% des 7-19 ans ont une console de jeu
  • 77% des 13-19 ans ont un smartphone
  • 68% des 13-19 ans ont un ordinateur
  • 34% des 7-19 ans ont une tablette

Sur le site e-enfance  nous pouvons retrouver ces chiffres sur les enfants et Facebook :

  • 48% des enfants entre 8 et 17 ans sont connectés sur Facebook.
  • Seulement 55% des jeunes discutent avec leurs parents de ce qu’ils font sur Facebook.
  • 92% des jeunes de 8 – 17 ans utilisent leur vraie identité sur Facebook et livrent des informations personnelles.
  • 25% des jeunes de 8 – 17 ans disent avoir déjà été victimes d’insultes ou rumeurs sur Facebook.

Cyber harcèlement et  intimidation, vol d’identité, prédateur d’internet, désinformation, contenus violents et haineux, pornographie… Autant de sujets qui nécessitent une action de l’éducation nationale. C’est pourquoi, il ne serait pas impossible de voir prochainement arriver dans les cours de collèges un nouvel enseignement sur l’évolution du numérique.

Le centre pour l’éducation aux médias et à l’information (Clemi) nous révèle d’après un sondage que 78% des parents souhaitent que soient dispensés en classe des cours d’éducation numérique. De plus, 56% d’entre eux voudraient même des ateliers médias au sein de l’école et des établissements scolaires. Enfin, 83% des parents sont favorables à une sensibilisation aux bons et mauvais usages des réseaux sociaux ainsi qu’aux dangers d’internet.

Cet enseignement serait donc à même de mêler loisir et sécurité. Il aurait comme but premier de les sensibiliser à toutes les attaques cybernétiques dont ils peuvent être victimes. Et dans un deuxième temps, ces cours auraient vocation à les former dès le plus jeune âge à maîtriser les évolutions numériques. Comme par exemple le code que l’on peut considérer comme langage universelle et qui sans aucun doute, représente une des compétences phares des métiers de demain.

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