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Touche pas à mon Heetch !

Si vous avez tendance à sortir tard le soir et à rentrer tôt le matin, à abuser un peu trop de la Vodka-Redbull ou du Whisky-Coca pour envisager de prendre votre voiture, que vous habitiez à Paris ou en banlieue, vous connaissez certainement Heetch. Une application de « transport social » qui met en relation des particuliers et qui offre une alternative aux Velibs ou autres Noctiliens pour les fêtards franciliens.

Faux concurrent d’Uber, vrai sécurité pour les jeunes

Vous allez me dire que c’est un énième concurrent d’Uber. Faux. Heetch se positionne différemment et ne constitue pas de réel concurrence pour les taxis. L’application a été créée en partant d’un constat simple: les taxis ne prennent pas les jeunes alcoolisés qui rentrent en banlieue. Heetch propose donc un nouveau service, qui répond à à la problématiques du retour de soirée tardif en banlieue.

L’application est accessible uniquement entre 20h et 6h du matin, les voitures ne desservent pas les aéroports et ne touchent pas les touristes. Il n’y a pas de tarification mais une « suggestion de prix ». Sur 100 000 trajets hebdomadaires, 70% vont vers la banlieue et 50% des trajets n’auraient pas eu lieu si l’appli n’existaient pas: les jeunes ne seraient tout simplement pas sorti! De plus, le plafond des revenus est limité à 6 000€, soit le coût des frais d’entretiens annuels estimés d’un véhicule; ils n’entrent donc pas dans le cadre des VTC.

Enfin, d’après une étude indépendante, 80% des utilisateurs n’utilisent pas les taxis qu’ils estiment trop cher. 10% des utilisateurs ont plus de 30 ans, quand 75% des utilisateurs de taxi on plus de 30 ans. Selon l’étude, beaucoup de personnes utilisent Heetch pour éviter la dangerosité de certains lieux, les transports en commun la nuit ou pour boire sans être inquiétés. Ce n’est donc pas un concurrent pour ces derniers, c’est un service qui vise à sécuriser les jeunes pour leur retour de soirée.

L’économie collaborative, ou la phobie des lobbys

Heetch fait donc parti de ces entreprises emblématiques de l’économie collaborative: pratique, sociale et sans intermédiaire (tel que Bla Bla Car), qui propose une alternative au model actuel. Et ça, certains lobbys et politiques ont du mal à l’accepter. Mais que reprochent-t-il à l’application : d’être la même chose qu’Uber Pop, par pure ignorance. Conséquence : Heetch comparaîtra devant le tribunal correctionnel le 8 décembre pour « complicité d’exercice illégal de la profession de taxi » et risque de disparaitre. Ironie du sort de l’affaire: la plainte a été déposée non pas par une société de taxi, mais par une société de VTC…

La lettre ouverte à Manuel Valls

Pour éviter l’inévitable, Heetch a fait appel à l’une des meilleurs agences pour faire du bruit: Buzzman. Avec une stratégie qui repose sur la force de l’application: la communauté. Intitulée « La voix des jeunes », cette campagne est constituée exclusivement de tweets authentiques. Des tweets sélectionnées parmi les 45 000 postés accompagnés du hashtag #TouchePasAMonHeetch. Cette lettre ouverte aux pouvoirs publics est lue par des utilisateurs et s’adresse directement au premier ministre Manuel Valls. Le tout arrangé et mis en musique par Jacques Auberger, figure emblématiques des nouvelles soirées parisiennes et d’une jeunesse qui souhaite casser les codes et réinventer ses propres règles.

La vidéo a déjà été visionnée plus de 350 000 fois, et plus de 3 500 tweets font déjà référence à Manuel Valls, ce qui place le Premier Ministre en top des recherches du hashtag #TouchePasAMonHeetch. Si vous souhaitez soutenir Heetch, tweetez !

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