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Comment les réseaux sociaux facilitent-ils le recrutement du Djihad ?

Les réseaux sociaux ont été pointés du doigt et jugés trop laxistes dans le cadre de la lutte contre le cyber-djihadisme. Ils tentent donc de réagir en supprimant leurs comptes. Ces comptes suspendus sont jugés insuffisants mais faire migrer les cyber-djihadistes vers d’autres site cryptés serait-il la solution? Le recrutement de ces futurs djihadistes sur la toile s’effectue en plusieurs étapes.

 

Youtube, le pouvoir de l’image

Cela commence avec des vidéos découvertes par hasard sur YouTube. On y retrouve des vidéos prêchant la théorie du complot, la contestation de la société de consommation et la rébellion. Ensuite, c’est l’engrenage, avec le jeu d’algorithme de recommandation. De clic en clic, l’adolescent glisse vers des contenus évoquant de plus en plus l’islam présenté comme le seul recours contre ce Mal. Les jeunes endoctrinés ont très vite un sentiment vif d’être incompris dans la société. Ils évoluent, seuls, parmi des personnes potentiellement hostiles.

Incitation au terrorisme sur Facebook

En parallèle de cela, les cyber-recruteurs opèrent aussi sur Facebook. Ce sont les likes qui trahissent l’utilisateur. « Par exemple, les filles qui  indiquent sur leur profil Facebook leur volonté de s’engager pour des causes humanitaire, pour aider ou soigner les autres, sont repérées et abordées sous cet angle altruiste » raconte Dounia Bouzar. En éloignant le jeune de ses amis et de sa famille, les terroristes le rendent vulnérables et en profitent pour l’embrigader.

Comment l’application Télégram a séduit Daesh

Télégram est aussi particulièrement appréciée des partisans de l’Etat Islamique. En effet, cette messagerie s’avère beaucoup plus sûre que les autres. Les «channels» de Télégram permettent une diffusion large et rapide de leur propagande. L’application est par ailleurs assez laxiste dans sa modération. Elle n’a commencé à supprimer des comptes associés à l’État islamique qu’après les attentats du 13 novembre en France.

Twitter, outil privilégié des djihadistes

Une étude du Center for Middle East Policy parue en mars indiquait que Daesh disposait de 46 000 comptes Twitter plus ou moins actifs. La moitié de ces comptes sont plus ou moins actifs. Mais une différence est faite par le matraquage opéré par les terroristes. Toujours les mêmes messages incitent à la haine, dénoncent les raids occidentaux et poussent les musulmans à mettre des attentats en place.

 

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