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Entre narcissisme social et héroïsme humanitaire : où nous mènent les réseaux sociaux ?

photo réseaux sociaux

Le principe des réseaux sociaux est de favoriser les échanges, non ? Bon d’accord, j’admets généraliser un peu le concept, mais pas tant que cela en fait. Sur le plan de la vie personnelle, les réseaux sociaux nous permettent de rester en contact avec nos proches (et également d’espionner les petites sœurs). Dans la sphère professionnelle, ils nous aident à nous démarquer des autres. Puis, au sein même des entreprises, ils permettent de travailler de façon plus collaborative et transverse.

Les réseaux sociaux, ces outils de communication puissants

À plusieurs reprises, les réseaux sociaux nous ont prouvé leur esprit fédérateur, à plus ou moins grande échelle, dans des contextes plus ou moins dramatiques.

Ainsi, lors de l’enlèvement des lycéennes par Boko Haram en 2014, c’est une mobilisation soudaine et mondiale, composée d’un grand nombre de personnalités, qui s’élève sur les réseaux sociaux derrière #BringBackOurGirls, mentionné dans plus de 2 millions de tweets. Nous pouvons remarquer que les récents attentats ont connu une mobilisation similaire. Après #PortesOuvertes, Twitter a été envahi de chats sur le fil #BrusselsLockDown lors des opérations menées par la police belge en novembre dernier. Ces dernières devant restées secrètes, le mouvement sur le réseau social a permis de ne pas divulguer d’informations aux terroristes.

Des causes plus locales, et nettement moins dramatiques, sont mises en évidences sur les réseaux sociaux. Et, une nouvelle fois, cela se passe sur Twitter. Petite histoire : en janvier 2016, une table ronde et aucune femme présente sur scène. C’est l’arrivée de #JamaisSansElles qui se définit comme « une association de promotion de la mixité fondée par des entrepreneurs humanistes », présidée par Guy Mamou-Mani et Tatiana F. Salomon. Bref, comprenez par là qu’en l’absence de femme lors d’un panel, une table ronde ou encore d’un groupe de débats, les 100 signataires ont promis de prendre la poudre d’escampette.

« Moi, je » ou le narcissisme social

photo réseaux sociaux

Défini par le Larousse comme étant « l’amour excessif porté à l’image de soi », le narcissisme sur les réseaux sociaux est un des débats actuels en Sciences Humaines.

Frénésie des selfies, exposition en continue de notre vie privée aux yeux de tous, course aux likes et aux amis, il nous faudrait d’ailleurs bien plus de deux mains pour les compter.

En 2015, le Blog du Modérateur rapportait qu’un Français avait 177 amis en moyenne sur Facebook. Cela commence à faire beaucoup de monde à inviter dans votre salon pour votre anniversaire, n’est-ce pas ? Mais les connaissons-nous tous sincèrement ? J’en suis peu convaincue. Intimement ? Non plus. En tout cas, nous n’interagissons pas occasionnellement avec tous et pourtant nous leur donnons tout de même accès à une grande partie de notre vie à travers les publications des meilleurs moments passés. Et quand c’est le grand moment de changer de photo de profil sur Facebook ou de poster sur Instagram le cliché de nos vacances, nous attendons la pluie de « like » accompagnée d’un sentiment de récompense, d’après une étude du Département de Psychologie de l’Université de Californie. Est-ce là une limite de la dimension sociale de ces réseaux ?

Pour rappel, la phrase d’accroche sur la page de Facebook lorsque vous souhaitez vous connecter en tant que personne, ou vous inscrire, est : « Avez Facebook, partagez et restez en contact avec votre entourage » et non « Avez Facebook, gagnez en popularité. » Pour davantage réfléchir à cette seconde partie de l’article, je vous invite à regarder la série Black Mirror et plus particulièrement le premier épisode de la dernière saison. Cet épisode nous invite à réfléchir sur l’image véhiculée sur les réseaux sociaux et sur l’importance que nous y accordons.

[youtube https://www.youtube.com/watch?v=jDiYGjp5iFg]

Ici, je n’ai traité que de deux sujets sur les réseaux sociaux. Mais la liste n’est pas exhaustive et si cela ne tenait qu’à moi je dirai : « loin de moi ! ». Nous pourrions notamment parler de cyberharcèlement (ou cyberbulling) qui a conduit au suicide de plusieurs étudiants ces dernières années.

Toutefois, ces deux sujets en question s’opposent et doivent nous faire réfléchir : si les réseaux sociaux ne sont pas le monde de l’entraide, jusqu’où le narcissisme de chaque individu peut-il s’y exposer ?

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