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« F-commerce » pour les intimes. Qu’en est-il du e-commerce sur Facebook ?

 

Depuis l’émergence du réseau social aux 845 millions de membres, les stratégies commerciales non jamais été si diverses. Dans le but clairement affiché de devenir numéro un du e-commerce, Facebook a lancé l’année dernière sa monnaie virtuel, les «Facebook crédits».

L’objectif était clair, dépasser Amazon.com dans les 5 ans et donner un coup de fouet aux transactions en ligne. Beaucoup de sites et de blogs ont « Buzzé » sur le sujet, mais qu’en est-il un an plus tard ?

 

Quelques chiffres :

•    52% des e-shopper sont sur Facebook pour profiter des bons plans

•    64% des internautes recherchent des avis

•    90% des internautes se fient aux avis des internautes

Il est logique de penser qu’acheter sur Facebook serait un plus pour ses visiteurs étant donné qu’il est le site le plus visité au monde. L’idée est pourtant judicieuse, tirer parti de l’aspect social d’Internet pour doper les ventes, et faire qu’un utilisateur partage ses achats avec ses amis.

Les utilisateurs de Facebook ont déjà montré leur capacité à dépenser de l’argent sur des biens virtuels à travers des jeux en ligne comme FarmVille et Mafia Wars, mais ce type de e-commerce rencontre quelques difficultés. Les premiers retours d’expérience sont quelque peu mitigés, certaines enseignes majeurs revoient leurs stratégies.

De nombreuses marques comme La Redoute, Marionnaud, Zadig & Voltaire et Gap ont créé leurs espaces de vente sur Facebook mais les ventes via ce canal resteraient encore marginales, de 50 à 100 ventes par an pour les marques les plus compétitives. Pourtant les premières études sur le marché étaient particulièrement encourageantes.

Du plomb dans l’aile

Plusieurs marques américaines comme Gap, JC Penney, Nordstrom, GameStop… ont fermé leurs boutiques sur Facebook, quelques mois seulement après les avoir ouverte. C’est bien qu’il y a un réel souci, certain même parlent de « fail-commerce ». De nombreuses marques ayant créé leurs boutiques en ligne n’ont pas fait la différence entre un client Facebook et un client d’e-commerce classique. Les internautes ont encore des craintes à laisser leurs numéros de carte bancaire sur Facebook. Il serait judicieux de mettre en place un moyen de paiement externe au réseau pour rassurer les utilisateurs.

Les volumes de ventes sont encore très faibles, quelques milliers de clics mensuels tout au plus pour les plus grandes marques, le taux de transformation est d’environ 1.2%, pour 6,5 annoncés en phase test. Il est clair que le réseau social est davantage un levier marketing supplémentaire qui renvoi sur les sites des marques, plutôt qu’une plate forme d’e-commerce. Et cela pose un problème pour les « Facebook crédits » sur lesquelles le réseau social prélève 30%.

Beaucoup d’internautes vont sur Facebook d’avantage pour discuter et partager que pour acheter des produits de marques. Une chose est sur, Facebook est un formidable outil de promotion de ses produits, et son image, mais le « F-commerce » reste encore à être amélioré, et l’approche globale de cette stratégie à revoir.

 

 

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