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Les régie publicitaires VS Ad blocker la guerre continue

Le nombre d’internautes utilisant des logiciels pour faire disparaître les publicités en ligne se multiplient. Une hantise pour le secteur des médias et de la communication. 

Les internautes ne raffolent pas des publicités sur la Toile. Seuls 2% déclarent être prêts à payer pour les éviter et un grand nombre opte pour des bloqueurs d’annonces, comme Adblock. Cette extension de navigateur web qui permet de bloquer les publicités intrusives est adoptée par un public de plus en plus large. Son site revendique plus de 200 millions de téléchargements, ce qui en fait l’extension de navigateur la plus populaire au monde. Elle est même recommandée par la Cnil… Avec ce petit bout de code greffé, la navigation est plus fluide, car les publicités n’encombrent pas la bande passante, et aussi plus agréable, puisqu’elles ne gênent pas la lecture du site visité. Mais pour les éditeurs de sites dont le modèle économique est fondé sur la publicité, c’est un désastre : les revenus chutent à vue d’oeil. Y compris pour ceux qui essaient de respecter l’internaute.Une perte importante pour les annonceurs qui représente un risque économique majeur pour le secteur des médias et de la communication.

A l’échelle mondiale, les utilisateurs se multiplient. En 2014, leur nombre a augmenté de + 69 %, pour atteindre les 144 millions d’utilisateurs mensuels. Ce qui représente au global 4,9 % des internautes, selon une étude réalisée, en partenariat avec Adobe, par PageFair, start-up proposant des solutions contre l’adblocking.

Fin 2013, selon un autre rapport de ClarityRay, la France pointait à la 4e place des pays les plus touchés dans le monde, avec un ratio de 17 % des impressions publicitaires bloquées sur le web français. L’Union des annonceurs (UDA) estime que ce sont désormais 20 % des impressions publicitaires qui sont bloquées sur le web français.

Les investissements dans la publicité vidéo ne cessent de croître et parallèlement le nombre d’utilisateurs de bloqueurs de pub monte en flèche. Le logiciel Adblock compte des millions d’utilisateurs qui ne déboursent rien pour une navigation sans pub, alors pourquoi payer maintenant ?

Des chiffres qui font bondir les éditeurs et suscite l’indignation des régies publicitaire. en effet les internautes oublient selon elles que le modèle fondé sur la gratuité d’internet est implique une contrainte de financement publicitaire. L’extension de l’usage des solutions d’adblocking est d’autant plus nuisible au marché publicitaire qu’elle débouche sur des pratiques absurdes.

Adblock se met à la publicté !

Adblock Plus propose ainsi aux marques de diffuser des publicités qu’il juge « acceptables » moyennant finances ! Ce qui équivaut ni plus ni moins à du racket, puisqu’il s’agit de restituer un inventaire préalablement bloqué. En Allemagne, certains médias et éditeurs de presse, qualifiant cette pratique « d’extorsion », ont décidé d’attaquer la société éditrice d’Adblock Plus en justice.

Pour contrer cette montée en puissance, des solutions émergent : prendre les adblocker à leur propre jeu en fournissant aux éditeurs une technologie capable de crypter l’adresse web des publicités afin qu’elles ne soient plus reconnues par l’adblocker. Il s’agit la d’exploiter un faille technique du modèle et de créer une nouvelle technologie favorable aux éditeurs en recherche de monétisation de leur audience. C’est ce que l’on peut appeler « l’offre et la demande « .

Une joute impitoyable entre éditeur et adblock

Ce que regrettent les éditeur est un manque de patimonie dans l’utilisation de ces adblocker. Plutôt que d’inciter les utilisateurs à bloquer les sites qui abusent, c’est l’ensemble des sites (ou presque) qui sont bloqués par défaut. Il est clair que l’extension pourrait proposer à ses utilisateurs de bloquer uniquement les publicités les plus intrusives, avec plusieurs niveaux sélectionnables. Ce serait un levier particulièrement efficace pour encourager les éditeurs de sites web à proposer des « publicités raisonnables ». Un levier qu’AdBlock Plus refuse d’actionner.

Au lieu de cela, AdBlock Plus propose un service payant à certains sites web, leur permettant de faire inscrire leurs publicités sur sa liste blanche. Une démarche qui fait hurler les régies publicitaires. En effet cette liste blanche est parfois payante, « seuls 210 sites sont sur notre liste blanche et 90 % y sont gratuitement » assure Ben Williams, porte-parole d’AdBlock Plus. Et il ne suffit pas de payer pour être sur cette fameuse liste mais aussi de respecter  leurs critères de publicité acceptable. Petite contradiction ici,  si elles respectent les critères, pourquoi demander aux entreprises de payer ?

La justification serait que la structure ne pourrait survivre sans cette source de revenu et estime qu’il est légitime de faire payer les entreprise car adblock avec cette liste blanche crée de la valeur ajoutée.

En face, les régies publicitaires s’étouffent. De leu point de vue, il s’agit plus de racket en bloquant les publicités, et réclamer de l’argent pour la rendre. Pourtant, des monstres comme Google, et probablement Amazon, ont accepté de payer pour que certaines de leurs publicités soient sur la liste blanche.

Des répliques diverses

D’autres entreprises sont plus agressives et explorent des moyens de contrer les bloqueurs de pubs. En Allemagne, de grands groupes de médias viennent de lancer l’assaut devant les tribunaux. En France, l’approche est plus prudente. L’une des pistes juridiques pourrait consister à considérer une page web comme une oeuvre protégée par le droit d’auteur : toute altération du code de la page, y compris le blocage des publicités, serait alors une atteinte au droit d’auteur. Quant aux moyens techniques de court-circuiter les bloqueurs de publicités, ils nécessiteraient probablement des investissements lourds de la part des éditeurs et donc une charge supplémentaire. D’autres encore pourraient se retourner contre leurs utilisateurs : sur Facebook, par exemple, les conditions générales d’utilisation stipulent que l’internaute accepte de consulter des publicités liées à son profil. S’il navigue sur le site avec un bloqueur de publicité, il ne respecte pas les conditions d’utilisation…

Et si Adblock plus n’était pas le bon « ennemi » ?

Le combat contre adblock plus est un vrai faux débat. Il faut recentrer le débat sur la bonne cible : L’internaute qui télécharge ces bloqueurs. Il faut pour cela revenir à la racine du problème et comprendre le ras de bol de ce matraquage publicitaire.

La solution serait d’aller vers une publicité plus qualitative, vers de nouveaux formats inventifs et ciblés. des formats publicitaire innovant qui feront désinstaller AdBlock

voici une veille qui pourra vous aussi vous faire changer d’avis : http://www.blogdumoderateur.com/exemples-publicite-innovante/

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