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Facebook/Instagram Live : vers une limite plus stricte ? 

(mise en forme et images manquantes)

C’était il y a quelques mois à peine : Facebook lançait son volet « Live Video ». Un véritable carton plein, de Monsieur ToutLeMonde aux stars en passant par les marques, le monde entier s’est mis à faire du live sur Facebook. Coup dur pour Périscope qui commençait déjà à perdre en notoriété, et ce n’est pas terminé : la semaine dernière, c’était au tour d’Instagram d’annoncer la sortie de sa fonction de diffusion en direct, secouant le petit monde du social media.

De plus en plus de possibilités s’ouvrent aujourd’hui à des utilisateurs qui ne manquent pas d’idées et d’ingéniosité : depuis son lancement, le « Facebook Live Video » a été mis à toutes les sauces. Humour, contenus décalés et même… des sondages.

Petit stratagème clickbait, quelques médias type Minutebuzz et Golden Moustache se sont amusés a détourner l’utilisation du live pour faire voter les internautes autour de thèmes au départ « juste pour rire » : « Team Lac Léman ou Lac de Genève », « team Trump président ou Trump pas président » à vous de « voter » pour votre team en cliquant sur l’émoji correspondant. Plutôt pas mal pour faire exploser les chiffres de l’engagement !

Et dire que tout ce petit buzz bien maîtrisé était parti d’une utilisation détournée des Facebook Live… C’était sans compter sur la vigilance aguérie des marques, qui ont tout de suite repris l’idée à leur compte. C’était « tout bénéf » : plus d’engagement, plus de visibilité, aucune dépense. Facebook surveille, de loin, sans rien dire.

Quelques jours plus tard, ça ne loupe pas, les premiers débordements. Des votes Facebook Live commencent à fleurir autour de thèmes beaucoup moins drôles : Israël vs Palestine, filles vs garçons… Et hop, la limite du sensible est atteinte.

Facebook réagit rapidement en mettant à jour ses conditions générales et interdit désormais l’organisation de sondages via la fonction Live sous peine de bannir l’utilisateur du réseau. Une véritable menace plane alors au-dessus des utilisateurs en mal de blagues drôles comme des marques qui avaient vu venir le joli booster d’engagement.

Plusieurs réflexions peuvent être dégagées de ces faits, d’abord Facebook, qui a agi de manière responsable et efficace face à un détournement d’utilisation qui à mené à des dérives, là où on à souvent reproché à Twitter sa passivité, notamment sur des terrains comme l’antisémitisme et le racisme. Egalement intéressant à souligner : l’engouement des médias et des marques à s’engouffrer dans une petite brèche qui a permettait de gonfler les chiffres en quelques petites heures et surtout à un cout zéro. Belle preuve d’une frustration latente par rapport au mastodonte des réseaux sociaux, qui gonfle toujours plus ses prix à l’achat d’espace, désormais indispensable pour espérer obtenir un minimum de share of voice…

Wait & see !

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