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Depuis les révélations d'Edouard Snowden en 2013 sur la surveillance de masse, que se passe-t'il dans les gouvernements pour contrer, ou alors renforcer ce phénomène ?

SNOWDEN ET LA SURVEILLANCE DE MASSE, ET APRÈS ?

Depuis les révélations d’Edouard Snowden en 2013 sur la surveillance de masse. Que se passe-t’il dans les gouvernements pour contrer, ou alors renforcer ce phénomène ?

Edouard Snowden, c’est le lanceur d’alerte, ex employé de la CIA et de la NSA.  Il a dévoilé en 2013 que la NSA, l’agence de sécurité nationale américaine, avait installé plusieurs programmes de surveillance de masse: PRISM, XKeyscore, Upstream, Quantuminsert, Bullrun, Dishfire. La NSA aurait aussi participer avec d’autres états alliés, notamment le quartier général des communication du gouvernement (GCHQ) au Royaume-Uni. Avec le programme Tempora, ils stockaient les données téléphoniques et web de millions d’internautes. A la base, la collecte des données était réalisée sous couvert du Patriot Act, la loi sur la lutte contre le terrorisme. Elle s’est en fait étendue à des millions citoyens, sans contrôle.

On en est où aujourd’hui des reformes sur la surveillance des masses ? 

Alors, après ces révélations et le choc qu’elles ont provoqué sur les citoyens au nom de leur droit à leur vie privée, quelques réformes se sont mises en place pour le contrôle de la collecte des données. Notamment aux Etats-Unis : aujourd’hui, si la NSA veut faire de la collecte de données, il faut faire une demande ciblée et justifier leur accès.

De très nombreux écarts dans le respect à la vie privée

On peut cependant lister les derniers écarts des gouvernements allant véritablement dans le sens d’une surveillance de masse :

Le 4 octobre dernier, REUTERS annonçait que Yahoo espionnait les comptes de centaines de millions d’utilisateurs pour les services de renseignements américains. Snowden a réagit immédiatement, en appelant les utilisateurs de Yahoo à fermer leur compte immédiatement.

Autre exemple : Le parlement britannique a voté une nouvelle loi, le 17 novembre dernier, imposant aux opérateurs la sauvegarde de leurs données utilisateurs.Pendant un an, elles puissent être consultées par les services de renseignements. Ces-derniers ont également le droit, en toute liberté, de hacker des ordinateurs, téléphones et réseaux.

Les boîtes noires de la France

En France, nous sommes aussi touchés : en 2015, une loi a été votée sur le renseignement : des « boites noires » observant la navigation de tous internautes français sur le web. Le but est de d’identifier des utilisateurs ayant un comportement faisant penser à celui des terroristes.

D’une part, ces boites noires font de la surveillance de masse, elles ne vérifient pas le comportements de seulement quelques individus. D’autre part, elle est beaucoup trop large et vague : le texte liste en fait sept finalités du renseignement. En plus de la lutte contre le terrorisme, on y voit par exemple la « prévention des violences collectives de nature à porter gravement atteinte à la paix publique ».

 

Ce qu’en pense Tristant Nitot, membre du conseil national du numérique

Dans un interview faite par FranceTV , Tristan Nitot, souligne ces dérives de loi française. Comme il soulève, qu’est-ce que cela veut dire de « porter gravement atteinte à la paix publique »  ? On peut tout mettre dans une phrase comme celle-ci , surtout qu’on ne prévoit pas les futurs gouvernements et leurs lois car « L’écoute de masse n’est pas bonne. Elle est nuisible pour la démocratie ».

 

Donc à ce stade, on est en train d’aller droit dans le mur. Et le mur, c’est une surveillance massive voulue par les gouvernements pour surveiller leurs propres citoyens, sans contrôle.

La Chine et le contrôle d’internet

On peut étendre ce constat dans le monde entier : en Chine, une nouvelle loi a été votée en vigueur en juin 2017. Elle interdit les citoyens à aller sur internet de manière anonyme, et qui oblige les entreprises du web à délivrer leur identité si elle n’est pas publique. L’accès aux sites comme Facebook, Twitter, Google, Youtube, Instagram ou encore Dailymotion est bloqué. La loi exige aussi que les entreprises étrangères stockent en Chine les données des utilisateurs du pays. Prés de 2 millions de « policiers » sont chargés d’espionner et de censurer les articles de blog, de forums ou de réseaux sociaux qui sont considérés comme portant atteinte à « l’honneur nationale », « troublant l’ordre économique ou social » ou « destinés à renverser le système socialiste ».

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