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Scénario catastrophe : Hollywood attaqué par les grands méchants GAFA & NATU

Beaucoup disent que le cinéma est en train de mourir. Pourtant on parle bien aujourd’hui de 2018 comme son âge d’or. On avait déjà vu un regain des fréquentations des cinémas en France entre 2013 et 2016. Une augmentation de + 6% qui se traduit par plus de 205 millions de spectateurs dans les salles. Un nombre titanesque qui n’a pour autant pas l’air de rassurer les acteurs du marché. Cette crainte grandissante est dû à de nouveaux entrants tels que Netflix ou Amazon Prime qui proposent des productions originales sur des supports digitaux venant complètement casser des codes établis depuis l’an 0.

 

Comment les protagonistes de la grande histoire du cinéma subissent-ils tous ces changements et surtout comment font-ils pour se renouveler dans cet environnement digitalisé ?

 

Du point de vue des exploitants, la clef de la réussite pour court-circuiter le confort « fait maison » des acteurs comme Netflix a été de digitaliser complètement l’expérience-client. Gaumont-Pathé a simplifié et gommé les travers liés à la réservation de places dans les salles de cinéma en permettant aux clients de choisir leurs places en avance via l’application et de consulter les horaires de leurs choix. Ce passage à l’immatériel est aussi un moyen pour les exploitants de récolter des données importantes sur le spectateur comme le type de films qu’il regarde, à quelle heure et quels jours… Ce qui permet sur le long-terme de personnaliser le parcours client et in fine de le satisfaire. En aval de la réservation, les salles françaises tentent de s’équiper au mieux pour offrir une visite expérientielle unique impossible à reproduire chez soi (IMAX, 4DX, fauteuils vibrants et effets environnementaux : vent, pluie, odeur etc.).

 

Que de moyens mis en place pour contrer le DIY netflixien…

 

Est-ce grâce à ces investissements, que nous avons pu observer autant de salles obscures remplies ces trois dernières années ? Peut-être est-ce dû à la diversité des contenus offertes par les studios ? Ou bien une combinaison des deux… Quoiqu’il en soit, même les majeurs hollywoodiens sentent la menace planer. Et pour contrer l’attaque de l’Empire NATU/GAFA, eux aussi investissent considérablement dans les nouvelles technologies pour attirer les spectateurs au cinéma. De nouvelles franchises comme Avatar au renouvellement d’anciennes comme Star Wars, les grands acteurs de l’industrie passent de plus de temps en studio pour peaufiner l’image et ainsi transmettre l’émotion la plus véritable via le divertissement.

 

Les vieux de la vieille comme Christopher Nolan, Steven Spielgerg ou encore Martin Scorsese refusent l’arrivée de Netflix car pour eux cela signifie une mort intrinsèque du cinéma autrement dit de l’art en lui-même. Là où les réalisateurs possédaient encore une vision intellectuelle du cinéma les NATU et les GAFA en ont fait une logique business. Une démarche qui n’a pour seul but : conquérir le cœur des consommateurs de divertissement. Autrement dit, nous.

 

Mais qu’est-ce que cela signifie pour nous consommateurs ?

 

Et bien pour nous, le bouleversement du marché est une belle aubaine. Pourquoi ? Car Netflix rime avec vulgarisation d’un passe-temps considéré encore depuis quelques temps comme intellectuel ou « pour les riches ». C’est une manière de désurbaniser l’accès au cinéma mais aussi de découvrir de nouvelles horizons culturelles grâce à des productions internationales passées directement sur la VOD. Aujourd’hui entre Youtube, Netflix et le cinéma traditionnel, nous sommes en proie à une diversité de contenus encore jamais vue. Nous sommes constamment sollicités et surtout nous sommes en contact permanent avec la création.

 

Cela veut-il dire nécessairement dire que l’un doit prendre le pas sur l’autre ? De la même manière que la télé avait annoncé l’extinction de la radio, elles ont finalement trouvé un moyen de cohabiter dans le monde audiovisuel. Il en va de même pour le streaming et le cinéma qui sont deux canaux de consommation de divertissement distincts mais qui peuvent vivre en osmose. Le tout est de trouver un moyen d’allier tradition et digitalisation dans une nouvelle chronologie.

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