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Pheed: le dernier né des réseaux qui séduit les jeunes et fait trembler Twitter et Facebook

Un tremblement de terre dans le monde des réseaux sociaux?

Venez rencontrer Pheed, un nouveau réseau de micro-blogging qui fait son chemin entre Facebook, Twitter, Instagram et autres réseaux sociaux populaires en mettant en vedette leurs fonctions clés que nous avons appris à aimer. Lancé depuis octobre 2012,  Pheed a créé l’émotion en s’imposant comme l’appli gratuite la plus téléchargée sur l’App Store d’Apple dans la catégorie des réseaux sociaux. Elle dépasserait donc celles de Facebook et Twitter et compte plus d’un million d’utilisateurs.

Pourquoi un tel succès ? Qu’apporte-t-il de plus ?

 

Le concept, une nouvelle façon de s’exprimer

Le réseau social Pheed promet dans son slogan la nouveauté. Pourtant, à première vue, point de bouleversement. Pheed offre la possibilité de partager du texte, des vidéos, des liens, des fichiers audio et même du live streaming… Vous vous abonnez à d’autres membres, créez des thèmes de discussions, appréciez et répétez les publications des autres… Cela vous rappelle sûrement quelque chose ! Et tout est gratuit.

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3 possibilités de s’y inscrire : via Facebook, Twitter ou email.

Les messages peuvent atteindre non plus 140, mais 420 caractères et une option «copyright» permettra de protéger vos états d’âme.

Mais cela, peut-on pour autant parler de révolution ?

 

La nouveauté, c’est de payer…

Donc de gagner de l’argent avec son compte personnel.

Pheed promet en fait à ses (futurs) utilisateurs de reprendre les meilleures fonctionnalités des réseaux sociaux en un seul site capable de remplir tous les désirs. En gros, faire comme les autres réseaux mais en mieux !

Ce qui est nouveau, c’est que vous avez la possibilité de rendre vos contenus payants sous forme d’un abonnement mensuel entre 3 et 5 dollars US par mois ou à l’unité. Ce qui lui donne un aspect professionnel ainsi que d’un avantage social, un «Twitter avec un plan d’affaires».

Il s’agit d’une fonctionnalité très pratique pour les marques et autres entités qui peuvent être utilisés pour communiquer de l’information exclusive ou produits, les événements à venir et extra contenu spécial pour ses abonnés payants. Et Il est évident que seules les célébrités peuvent faire payer leurs abonnements.

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Mais les abonnées sont ils prêt à payer pour suivre les contenus vous partagez ? Oui à condition d’être populaire et de poster des contenus exclusifs comme un live, une photo plus intime comme en raffolent Rihanna et ses fans… Parmi la cinquantaine de pheeders célèbres, seuls David Guetta et Chris Brown ont pour l’instant choisi le payant (4,99 dollars et 2,99 dollars par mois respectivement). Paris Hilton, elle, s’adresse à ses fans gratuitement. Son dernier pheed: une vidéo de ses aventures sous-marines à Hawaii.

 

Mais la question qui se pose

« Pourquoi les internautes paieraient pour trouver ce qui est gratuit ailleurs ? »

S’il semble compliqué pour un utilisateur lambda de convaincre ses followers de payer, plusieurs expériences ont montré que les internautes étaient prêts à mettre la main à la poche pour des contenus exclusifs. En décembre dernier, le comique Louis CK a gagné 1 million de dollars en 15 jours en proposant sur son site Internet un spectacle exclusif à 4,99 dollars.

 C’est ici que réside la stratégie marketing des créateurs du site : créer de l’exclusivité.

 

Poster un « pheed »

Chaque fois que vous écrivez un Pheed ou affichez une photo ou une vidéo, vous avez une option de copyright sur votre pheed, quelque chose que les médias sociaux ont rarement pris en compte. Pheed semble également se préoccuper davantage de la présence du jeune public sur le réseau en incluant le choix de classification du contenu pour chaque canal, fixé par le propriétaire de la chaîne.

 

Pheed, nourrit par les jeunes

Pour les spécialistes, ce sont les jeunes, la génération Z qui en expliquent le succès fulgurant.

Comme l’explique Jon Swartz sur le site d’USA TODAY, « Pheed nourrit le besoin insatiable des lycéens pour les nouvelles expériences digitales« . Or, il aura suffit que quelques uns de ces ados hyper-populaires et connectés s’inscrivent pour que leurs milliers de followers se piquent de la curiosité de les suivre…

Le journaliste décrypte aussi que si l’application Pheed est « populaire chez les artistes, photographes, réalisateurs et musiciens », ses meilleurs avocats sont des adolescents très suivis sur les autres réseaux sociaux comme Twitter et Instagram.

Petite anecdote qui fait sourire : Pheed a un compte Twitter à 115 000 followers…

 

Musique, Art et PHEED

Pheed offre un marché de niche pour permettre aux utilisateurs de promouvoir et de vendre des droits d’auteur de musique numérique, œuvres d’art et de photographie. Ce réseau empêche le téléchargement non autorisé et l’utilisation illégale. Pheed permet aux utilisateurs un autre moyen pour les flux musicaux d’auteur et les flux vidéo, qui s’étendent sur le concept d’un filigrane statique. Plus important encore, l’accent a été mis sur l’apparence et le glamour, pas sur le concept ou la technique en proposant un design et une  interface branchée.

 

L’avenir de Pheed

La société prévoit de sortir une gamme de nouvelles fonctionnalités dans les 6 prochains mois. Attendez-vous à voir d’autres mises à jour relatives aux flux de musique, y compris des filtres audio, des effets spéciaux et d’autres caractéristiques qui ressemblent à un studio mélangeant musique personnelle.

 

Enfin…

Seriez-vous prêts à payer 2 ou 3 euros par mois pour suivre votre artiste préféré s’il publie des contenus exclusifs? Ou préférez-vous un paiement à l’unité au cas par cas?

Le monde des réseaux sociaux est-il en phase d’être bouleversé par la nouvelle génération?

A suivre

Marine Krawiec et Toofik Kerdoun

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