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Le phénomène sneakers, nouvel engouement de la génération Z. Entre langage spécialisé, profil de consommateurs et codes culturels, découvrez ce nouveau mode de consommation.

La GenZ et les sneakers à l’ère du digital

Le phénomène sneakers est le nouvel engouement que nous pouvons observer chez ceux que l’on appelle “génération Z” ou “millenials”. Plus qu’une simple question de style, la sneaker est devenu l’objet de toutes les convoitises. Quand la génération de nos parents s’identifiait à des “vedettes” pour inspirer leurs tenues vestimentaires, la nouvelle génération elle, construit son style grâce au principe d’exclusivité.


Avec 5 000 à 21 000 abonnés en moyenne sur Instagram, ces micro-influenceurs “rock” leurs sneakers shoppées dans des “raffles” s’ils ont eu un “W”. Pas d’inquiétude, si vous ne parlez pas le langage sneakers, voici quelques exemples d’expressions à utiliser si vous échangez avec un “sneakershead” :

LANGAGE SNEAKERS

COP : signifie “attraper une paire”. En langage commun cela indique acheter une paire. “J’ai COP » pour « j’ai acheté”.

Raffle :  Tirage au sort organisé lors de sorties sneakers en quantité limitée.

Resell(er) : Caractérise le fait de revendre un produit tout en faisant du profit. Le reseller est quant à lui un revendeur, qui vit de son activité de reventes.

Retail : Prix de vente conseillé ou imposé par les marques. « J’ai acheté la paire au prix retail »

Rocker : Le fait de porter une paire. « Rock don’t Stock »

Sample : Prototype d’une paire conçue avant sa sortie officielle.

Legit : C’est une expression qui généralement utilisée lors d’un achat. L’acheteur publie un post en demandant si le vendeur est « Legit » (fiable).

Et bien d’autres encore si vous voulez en savoir plus https://sneakheart.fr/lexique-sneaker/ 

Un business bien particulier existe en parallèle de celui des marques. Les collaborations marques / influenceurs fonctionnent tellement bien que les marques se voient organiser des ventes exclusives avec des invités tirés au sort pour éviter les émeutes (raffle). D’un point de vue marketeur nous pouvons analyser cette stratégie comme une volonté d’exclusivité en suscitant le sentiment de privilège et de rareté en mettant la sneaker sur un piédestal.

COP OR DROP ?

Les addicts s’inscrivent donc à des “raffles” (traduction littérale de tombola en anglais) grâce à des codes ou des pass délivrés sur les sites de ces marques . La participation à ces ventes privées donne alors le droit « W » (ou non « L ») de pouvoir acheter la paire en vogue. Car oui, le tirage au sort est tellement sélectif que vous pouvez être soit “winner” soit “looser”. En d’autres termes, si vous êtes un winner vous gagnez le droit d’acheter la paire, sinon vous pouvez simplement la contempler. Le principe de gamification est ici largement observable. Comme évoqué plus haut, l’objectif n’est plus seulement d’être à la mode mais bien de “cop” la paire de sneaker la plus convoitée.

 

COLLECTIONNEUR VS RESELLER

Mais qui sont ces jeunes qui participent à ces raffles et peuvent se permettre d’acheter une paire de chaussures entre 100 et 2 000 euros ?

Deux profils se dessinent, le collectionneur et le reseller.

Le collectionneur est un amoureux de la basket, il les collectionne en nombre et en prend soin comme la prunelle de ses yeux. Sans nécessairement les porter, il les stocke dans des boîtes spécifiques et les entretient avec des kits que les marques créent en ce sens.

Enfin le reseller, lui, se démène pour acheter la dernière sneaker à la mode, se prend en photo avec et la diffuse sur ses réseaux. Sans la porter, ni l’abîmer, il la resell (revend) a et crée son business.

 

 

Flore Aguettant & Fanny Alberny
30/05/18

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