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Les banques nouvelle génération, une transformation digitale sur la bonne voie.

Ces banques visent « ceux qui vivent leur vie sur leur smartphone »

Elles ouvrent la voie à la banque de demain et viennent bousculer le secteur : les nouvelles « banques mobiles », conçues dès le départ comme une application pour smartphone et tablette, promettent l’ouverture d’un compte en quelques minutes, des frais réduits au minimum ou un virement réalisé d’un glissement de doigt sur son téléphone.

Une réponse pour ceux qui ne voient pas l’intérêt des agences ou des chéquiers. Cette nouvelle vague qui gagne l’Europe concerne des établissements fondés sur un même modèle : une offre simplifiée à l’extrême, proposée sur une application comme unique interface, accessible 24 heures sur 24, à destination des jeunes actifs européens.

On prévoit déjà une forte concurrence sur ce créneau et principalement sur la cible jeune actif.

en effet il existe déjà plusieurs start up telle que Mondo en Angleterre , rejoignant ainsi Atom, Tandem ou Starling Bank, toutes les trois créées au Royaume-Uni. Dans la même veine, l’Allemagne a vu se développer Fidor ou la très médiatique Number 26 – renommée N26.

Nées start-up, ces banques 100 % digitales ambitionnent aujourd’hui de devenir des banques indépendantes, capables de rivaliser avec les acteurs traditionnels. Mais passer à l’échelle supérieure et atteindre une masse critique de clients vont constituer pour elles un vrai défi. D’autant que les jeunes actifs, sur lesquels s’appuient ces banques mobiles, risquent, à terme, de s’en détourner.

Ces banques de demain répondent à un besoin d’immédiateté mais pas encore à des problèmatiques de la vie professionnelle notamment les prêts immobilier.

Un modèle à construire

Le modèle de départ n’est pas pérenne ni porteur de rentabilité. Pour les banques mobiles, le challenge sera de faire évoluer ce modèle. Un défi d’autant plus complexe à relever que le contexte de taux d’intérêt bas pénalise les bénéfices tirés des dépôts et des paiements, principales sources de revenus de ces banques. Pour financer leur développement, elles parviennent aujourd’hui à réaliser avec succès d’importantes levées de fonds. En janvier 2016, Starling Bank a ainsi récolté 48 millions de livres sterling.

Vers une transformation digitale – de nouvelles attentes des consommateurs

D’ou vient l’émergence de ces nouveaux acteurs ?

En premier lieu, il y a un impact indirect du digital. Le consommateur, connecté en permanence grâce à son mobile, utilisateur quotidien d’au moins un réseau social, attend désormais davantage d’interactions, une continuité de service et une plus grande simplicité d’accès et d’utilisation aux services bancaires. Sa propre intégration du digital dans sa vie privée le conduit à un niveau d’exigence accru, auquel les banques, comme les autres marques doivent répondre.

Se plier aux horaires d’ouverture des agences – souvent peu compatibles avec les horaires de travail – pour réaliser ses opérations ou accéder à une information personnalisée, est désormais perçue comme une contrainte inconcevable par le consommateur. Autre défi à relever : celui de la simplification des services. Les banques et les assurances sont perçues comme complexes, voire opaques.

La combinaison de ces deux facteurs, accès en permanence et simplicité, doit donc amener les banques à repenser leur modèle de distribution à partir du concept d’expérience utilisateur. Un des enjeux de la transformation digitale des banques est donc de passer à une stratégie omnicanal, fondée sur la continuité de la relation client, quel que soit le canal utilisé, le lieu ou l’horaire d’utilisation.

La nature même des interactions entre le client et la banque doit également être repensée. La pénétration du digital dans le quotidien des consommateurs a abouti à un large phénomène de désintermédiation.

Familier avec l’utilisation des outils du digital, le client préfère gérer lui-même les opérations courantes à faible valeur ajoutée telles que la consultation de solde, l’émission de virements, les remises de chèques ou les dépôts d’espèces.

Pour résister à ce phénomène de désintermédiation, elles doivent apporter à leurs clients des conseils et des services personnalisés à forte valeur ajoutée. Pour cela, elles doivent abandonner leur approche « produit » pour une approche « customer centric » et s’adapter ainsi aux nouveaux standards d’usages du digital.

La ripostes des banques traditionnelles 

Ces start-up veulent garder leur flexibilité et leur capacité d’innovation sans prétention de devenir des acteurs géant comme le groupe Banque Populaire – Caisse d’Epargne (BPCE). Leur objectif est de créer une solution pour les finances sur mobile. En revanche, face à cette déferlante, les banques traditionnelles tentent de se mettre à la page. Toutes observent avec attention les innovations des jeunes pousses du secteur.

Certaines sont déjà en négociation pour intégrer ces les solutions de gestion de compte sur mobile de ces start up à leur offre.

A défaut de pouvoir rivaliser dans l’immédiat, elles testent donc de nouveaux services. Le groupe BPCE propose par exemple à ses clients d’utiliser Apple Pay, la technologie de paiement mobile présente sur les iPhone et Apple Watch.

Ce succès des banques digitales, aiguise aussi l’appétit de grands acteurs pas obligatoirement attendu dans le domaine. L’opérateur Orange prépare par exemple le lancement d’Orange Bank. Issue du rachat de Groupama Bank, cette nouvelle entité misera aussi sur le mobile et les prix bas, tout en s’appuyant sur le réseau de boutiques de l’opérateur.

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